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SIGYCOP : le profil médical qui recale des milliers de candidats à l'armée chaque année

SIGYCOP : le profil médical qui recale des milliers de candidats à l'armée chaque année defense-zone.com

Le SIGYCOP est le profil médical utilisé par les armées françaises pour déterminer l'aptitude d'un candidat. Sept rubriques — S (ceinture scapulaire et membres supérieurs), I (membres inférieurs), G (état général), Y (yeux et vision), C (vision des couleurs), O (oreilles et audition), P (psychisme) — notées chacune de 1 à 6 (de 1 à 5 pour C, de 0 à 5 pour P). Plus le chiffre est bas, plus l'aptitude est large. C'est ce tableau de sept chiffres, bien plus que les épreuves sportives, qui décide de l'entrée dans la carrière.

Comment se lit un profil SIGYCOP

À l'issue de la visite médicale d'expertise, le médecin militaire attribue un coefficient à chaque rubrique. Schématiquement : le coefficient 1 ouvre tous les emplois, y compris les plus exigeants ; le 2 autorise la plupart des emplois militaires ; le 3 entraîne des restrictions significatives ; à partir de 4, l'entraînement physique au combat est exclu et de nombreuses filières se ferment ; le 6 signifie l'inaptitude totale. Chaque spécialité publie son profil minimal exigé : un pilote, un plongeur ou un parachutiste doivent présenter des Y, C ou I bien meilleurs qu'un spécialiste des systèmes d'information. Les références complètes sont documentées notamment par l'instruction ministérielle reprise sur Wikipédia et les sites spécialisés concours.

Les motifs de refus les plus fréquents

Sans surprise, les rubriques Y (acuité visuelle) et C (vision des couleurs) sont parmi les plus discriminantes pour les filières opérationnelles — le daltonisme ferme par exemple de nombreuses spécialités techniques et navigantes. Les antécédents orthopédiques (genoux, dos), l'asthme et les antécédents psychologiques documentés pèsent également sur les rubriques I, G et P. Point important que découvrent beaucoup de candidats : des pathologies banales et bien contrôlées dans la vie civile peuvent suffire à fermer une filière précise, sans interdire l'engagement dans une autre.

Peut-on contester ou faire réviser son profil ?

Oui, dans certaines limites. Une partie des coefficients traduit un état temporaire (blessure en cours de consolidation, chirurgie récente) et peut être révisée après guérison ou délai. Des surclassements sont par ailleurs possibles après expertise complémentaire. En revanche, dissimuler un antécédent est la pire stratégie : l'omission découverte ultérieurement peut invalider l'engagement. Mieux vaut arriver à la visite avec un dossier médical complet et jouer la transparence.

Pourquoi ce filtre est si strict

Le SIGYCOP n'est pas une chicane administrative : il protège autant l'institution que le candidat, engagé pour servir en tout temps et en tout lieu, parfois loin de toute structure médicale. C'est aussi un enjeu de gestion : réformer un militaire pour raison médicale en cours de contrat coûte cher, humainement et financièrement — dans un contexte où les armées peinent déjà à tenir leurs cibles d'effectifs, comme le relève la Cour des comptes.

FAQ — SIGYCOP

Que signifie SIGYCOP ?

S : ceinture scapulaire et membres supérieurs ; I : membres inférieurs ; G : état général ; Y : yeux et vision ; C : vision des couleurs ; O : oreilles et audition ; P : psychisme.

Quel est le meilleur profil possible ?

1-1-1-1-1-1-0 (le P se note de 0 à 5) : aptitude à tous les emplois, y compris les plus exigeants.

Porter des lunettes est-il éliminatoire ?

Non dans la plupart des filières : une correction modérée relève généralement de coefficients Y compatibles avec la majorité des emplois. Les filières navigantes et certaines spécialités opérationnelles restent en revanche très exigeantes.

Le profil SIGYCOP est-il définitif ?

Non : il est réévalué lors des visites périodiques et peut évoluer dans les deux sens au cours de la carrière.


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