Le Commandement des forces spéciales Terre (COM FST)

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Le Commandement des forces spéciales Terre (COM FST)

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Unité militaire emblématique de l'armée de terre française, le commandement des forces spéciales terre (COM FST) a été créé à Pau en 2016 dans le cadre du plan de réorganisation de l'Armée de terre. Il remplace la brigade des forces spéciales terre. Le COM FST compte 2 600 hommes et femmes et regroupe notamment les trois régiments des forces spéciales Terre. 

Retrouvez l'article complet sur le COM FST dans le dernier numéro de Défense Zone en suivant ce lien

 

Histoire du Commandement des forces spéciales Terre

De 1997 à 2016

Chaque unité du COM FST a une histoire, parfois très ancienne. Les forces spéciales (FS), dans un format constitué, datent de 1997 avec la création du groupement spécial autonome (GSA). Il est alors composé du 1er régiment parachutiste d’infanterie de marine (1er RPIMa) et du détachement ALAT des opérations spéciales (DAOS). 

En 2002, le groupement se transforme en brigade des forces spéciales Terre (GFST) à laquelle s'intègre le 13régiment de dragons parachutistes (13e RDP).

 

2016 : transformation de la Brigade en Commandement 

Le 23 juin 2016, dans le cadre du plan de restructuration de l’armée de Terre nommé « Au contact » et souhaité par le général Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, la BFST devient "commandement" des forces spéciales Terre. Il est basé à Pau-Uzein, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Ce changement place désormais le COM FST au même niveau que les autres grands commandements de l’armée de terre. S'il a peu d’impact sur la structure des régiments, il apporte une transformation importante au niveau de l’état-major et des moyens de formation et de préparation mis à disposition des équipiers. 

Ainsi, le 13e régiment de dragons parachutistes s'est doté d'un escadron spécialisé dans l'analyse du renseignement. Et le 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales s'est doté de deux Tigre et d'une escadrille de maintenance. Avec cette restructuration, vient aussi la création du pilier formation du centre Arès. Et celle du groupe d’appui aux opérations spéciales (GAOS).

 

 

Les employeurs : le COS et la DRM

Lors des opérations, les équipes sont placées sous l'autorité du commandement des opérations spéciales (COS) et de la direction du Renseignement militaire (DRM), qui sont les principaux employeurs du COM FST. 

Les équipes agissent régulièrement aux côtés des autres unités comme les commandos marine ou les commandos parachutistes de l’Air. 

Le COS et la DRM ont été créés en 1992, après la guerre du Golfe sur une initiative du ministre de la Défense de l'époque, Pierre Joxe. 

Le COS est un état-major interarmées. Il rassemble l'ensemble des forces spéciales françaises. Il est sous les ordres du chef d’état-major des armées et sous l’autorité directe du président de la République.

La DRM est un organisme interarmées et une direction du ministère français des Armées. Service de renseignement des armées, elle fait partie de la communauté française du renseignement. La DRM recueille, analyse et diffuse du renseignement d'intérêt militaire aux forces en opération, aux armées et aux organismes centraux de la défense. Et elle éclaire la prise de décision des hautes autorités politiques et militaires.

 

 

Effectifs et missions du Commandement des forces spéciales Terre

En détail, la composition des forces spéciales Terre et leurs différentes missions en opération.

Les effectifs et le matériel

Le COM FST est composée de 2 600 hommes et femmes. 70% des effectifs engagés dans les opérations spéciales sont ainsi fournis par la COM FST. 

 

Les FS s'appuient sur 45 hélicoptères : 10 Caracal, 10 Cougar, 12 Gazelle, 7 Puma et 6 Tigre HAP.

 

Les missions des forces spéciales

Le COM FST a une double mission : celle de participer aux engagements opérationnels du COS et celle de sélectionner, former, équiper et entraîner les unités. 

La plupart du temps, il est employé dans un contexte interarmées. Les hommes des forces spéciales Terre participent ainsi à de nombreuses missions opérationnelles à travers le monde. Ils sont capables de mener des opérations de quelques heures à plusieurs semaines dans des environnements très hostiles, et ce, de manière autonome. Ils ont pour mission de recueillir du renseignement lors d'interventions spéciales derrière les lignes ennemies.

Reconnus pour leur haut niveau de spécialisation, les équipiers du COM FST sont aujourd’hui déployés sur tous les théâtres d’opérations de l’armée française apportant ainsi par leurs différentes capacités une contribution indispensable à la réussite des missions.

 

 

Les OPEX connues

La grande majorité des opérations du COM FST est classée Secret défense. Mais les détails de certaines OPEX peuvent être révélés plus tard. Le commandement a mené des opérations en Afrique, notamment au Sahel (Opérations Serval et Barkhane), en Côte d'Ivoire (Opération Licorne), ou encore en Afghanistan (Opération Enduring Freedom et Opération Arès). 

 

Le 15 juin 2016, les FS, alors déployées au Mali dans le cadre de l'opération Barkhane, ont été envoyées en renfort au Burkina Faso. Un attentat visant des lieux fréquentés par les touristes avait alors eu lieu dans le centre de Ouagadougou, la capitale du pays. Une attaque terroriste revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). 

 

 

Composition et organisation du COM FST

Le COM FST est composé de : 

  • l'état-major
  • la compagnie de commandement et de transmissions (CCT-FS)
  • trois régiments FS : 4e RHFS, 1er RPIMa, 13e RDP
  • l'Académie FS (centre Arès)
  • le groupement d’appui aux opérations spéciales (GAOS)

Ces unités sont complémentaires et agissent ensemble lors des missions. Le COM FST exploite l’expertise des FS au profit de l’interarmées, de l’interministériel et de l’interalliés.

 

 

L'état-major

Basé à Pau, l’état-major du COM FST est au cœur de la vie des forces spéciales. Sous le commandement d’un officier général, plus d’une centaine d’hommes et de femmes travaillent quotidiennement à la coordination et l’entraînement des quatre unités du commandement. 

 

La CCT-FS

Directement subordonnée au COM FST, la compagnie de commandement et de transmission des forces spéciales (CCT-FS) est chargée d’assurer, lors des opérations, le déploiement des moyens radio et système d’information et de communication pour permettre la transmission des ordres entre les échelons de décision et les équipes sur le terrain. 

 

Ses 80 transmetteurs, répartis en deux sections, sont chargés de la mise en place des postes de commandement du groupement des forces spéciales (PC de GFS) et d'y fournir tous les spécialistes. Lors d’opérations de grande envergure, les équipiers de la CCT-FS peuvent assurer la liaison entre les forces conventionnelles et les FS, voire être déployés en totale autonomie sur le théâtre des opérations.

 

  

Les trois régiments : 4e RHFS, 1er RPIMa, 13e RDP

Le COM FST regroupe les trois régiments des FS de l'armée de terre : 

  • le 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS), spécialisé dans l'aérocombat
  • le 1er régiment parachutiste d’infanterie de marine (1er RPIMa), expert dans l'action spéciale
  • le 13e régiment de dragons parachutistes (13e RDP), expert en recherche humaine et en renseignement stratégique 

 

Le 4e RHFS

Le 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS) est la composante aéromobile des opérations spéciales. Il a été créé en 1997 et est implanté à Pau-Uzein. C'est une des unités les plus singulières des armées. Seuls les Etats-Unis et la Grande-Bretagne possèdent des unités équivalentes.

En son sein, huit escadrilles, dont deux de soutien sont chargées d’assurer une autonomie complète au commandement pour mener à bien l’ensemble du spectre des opérations spéciales. Ce régiment, réputé efficace et combatif, est pleinement engagé dans la lutte contre le terrorisme international.

Cet outil de combat unique en son genre offre aux équipes une totale autonomie pour assurer la mobilité tactique des actions au sol, l’intervention dans des délais très courts, la reconnaissance et le renseignement ainsi que la destruction d’objectif ou l’appui feu aux équipes au contact. 

Le 4e RHFS est doté d'une flotte d'hélicoptères puissante et polyvalente. Sur la base de Pau, deux escadrilles des opérations spéciales (EOS 1 et 3) sont respectivement équipées d’hélicoptères de manœuvre Cougar et Caracal. Les EOS 2 et 6, respectivement sur Gazelle et Tigre sont chargées, quant à elles, d’apporter l’appui feu et le renseignement aux équipes au sol. Les EOS 7 et 8 assurent le maintien en condition opérationnelle des machines et le soutien lors des déploiements comme l’avitaillement tactique par exemple. 

 

Particularité du 4e RHFS, deux escadrilles (4 et 5) stationnées à Villacoublay constituent le groupement interarmées d’hélicoptères (GIH). Équipées d’hélicoptère Puma (dont deux appartiennent à l’armée de l’Air et de l’Espace), elles agissent au profit du ministère de l’Intérieur pour fournir un appui aéroterrestre aux unités du RAID et GIGN principalement.

 

1er RPIMa

Basé à Bayonne, le 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine (1er RPIMa) conduit des opérations aéroterrestres ciblées et discriminantes. Il est constitué d’un état-major, de six compagnies sticks actions spéciales (SAS), et d’une compagnie de commandement et de logistique chargée d’assurer le soutien des unités déployées et d’une compagnie d’instruction. Cette dernière au même titre que les autres unités des forces spéciales a reçu l’appellation de centre de formation délégué (CFD). 

En effet, la spécificité du cursus des équipiers du COM FST oblige chaque régiment à assurer une grande partie de sa formation. Elle commence depuis l’instruction générale de base, jusqu’à celle plus spécifique des différentes spécialités (garde du corps, tireurs d’élite, etc.).

 

Constitués d’hommes et de femmes de haut niveau d’expertise, cette unité d'élite apporte aujourd’hui une plus-value stratégique à de nombreuses opérations de l’armée française. Elle est, notamment, l’experte des actions en contre-terrorisme et libération d’otages (CTLO) dont il constitue l’échelon national d’urgence prêt à intervenir 24 h sur 24 en zone hostile. Constamment déployée sur de nombreux théâtres, elle fournit ainsi, dans un délai très court, des détachements capables de mener des actions de libération d’otages, de capture de cible à hautes valeurs ajoutées (HVT), de destruction d’objectif, mais aussi de formation au profit d’unités étrangères ou de protection de hautes autorités ou de site prioritaires. 

  

Chaque compagnie du 1er RPIMa a développé une spécificité propre : 

  • La 1ère compagnie SAS : spécialisée dans les domaines de la troisième dimension (saut à très grande hauteur notamment) et les actions subaquatiques ou de surface en eaux intérieures 
  • La 2e compagnie SAS : constituée d’équipiers aguerris aux milieux extrêmes comme la montagne et la jungle
  • La 3e compagnie SAS et ses patrouilles motorisées SAS (PATSAS) : chargées de la reconnaissance et de la destruction dans la profondeur grâce à une très grande autonomie tout en apportant une importante puissance de feu
  • La 4e compagnie SAS : la spécialiste de la reconnaissance, l’acquisition et l’action autonome, avec une très faible empreinte, en milieu urbain. Cette dernière est aussi constituée des spécialistes en protection rapprochée (gardes du corps) des opérateurs en CTLO et des opérateurs drones. 

 

Depuis quelques années, devant la demande croissante sur les théâtres d’opérations, chaque compagnie possède en son sein un stick SAS CTLO.

Le 1er RPIMa a une histoire peu commune. Elle est la seule unité française affiliée à l’appellation SAS. Sa célèbre devise, "Qui ose gagne", est en effet héritée de la traduction de celle du spécial air service britannique, "Who dares wins". En 1940, une compagnie d’infanterie de l’air française est créée aux côtés des unités parachutistes britanniques. La compagnie du capitaine Bergé est la seule unité française placée sous commandement direct étranger. Cette filiation SAS donne aujourd’hui au 1er RPIMa une histoire atypique entre armées étrangères, de l’armée de l’Air, unité d’infanterie métropolitaine, coloniale et parachutiste. 

 

13e RDP

Le 13e régiment de dragons parachutistes (13e RDP) est une formation interarmes spécialisée dans la recherche du renseignement par des moyens humains. Elle est la plus vieille unité du COM FST. Hérité des "Dragons de monsieur" (au service du roi) du XVIIIe siècle, le 13e RDP est un régiment emblématique des forces spéciales, mais bien au-delà, de toute la communauté du renseignement. 

Installé depuis près de 50 ans en Lorraine, le 13e RDP a déménagé au camp de Souge en juillet 2011, à quelques kilomètres de Bordeaux, se regroupant ainsi avec le reste des unités du COM FST. Il est constitué aujourd’hui d’un état-major et de huit escadrons :

  • le 1er escadron est en charge de la formation des équipiers pendant tout leur cursus (initiale et de spécialité)
  • le 2e escadron est tourné vers le milieu aquatique : plongeurs d’intervention offensifs, nageurs-palpeurs, kayakistes)
  • le 3e escadron regroupe les spécialistes montagne et grand froid et des zones équatoriales 
  • le 4e escadron est en charge de la mobilité et du renseignement en milieu désertique 
  • le 5e escadron fournit les équipiers formés aux sauts à grande et très grande hauteur (jusqu’à 10 000 mètres d’altitude)
  • le 6e escadron est spécialisé dans la transmission et le traitement des informations provenant ou vers les équipes déployées sur le terrain
  • le 7e escadron est le spécialiste du traitement et de l’analyse du renseignement. Il est le dernier né du régiment 
  • l’escadron de commandement et de logistique assure le soutien de l’ensemble des unités du 13e RDP

 

Spécialisé dans la recherche du renseignement en milieu ouvert ou fermé grâce à ses moyens humains, son emploi relève directement du chef d’état-major des Armées. Depuis les années 60, ses équipiers sont employés en temps de paix, de crise ou de guerre pour apporter à l’échelon de commandement, du renseignement d’intérêt stratégique capable d’orienter les décisions des chefs au plus haut niveau. 

Seuls spécialistes de la recherche aéroportée, ces soldats de l’ombre constituent une unité d’élite capable de s’infiltrer dans la profondeur comme de se fondre au milieu de la population pour collecter du renseignement. 

 

L'Académie FS (ARES)

Pour les militaires du GAOS, mais principalement pour tous les équipiers du COM FST,  l’état-major a créé le centre ARES, à Pau, en 2017. Cette "académie" des forces spéciales, colocalisée avec l’état-major, est devenue le point incontournable de la formation et de la préparation des équipes de commandement. Cette structure a une vocation interarmées et interalliés. 

Grâce à des complexes de tirs spécifiques, des espaces d’entraînement spécialisé et des formateurs dédiés dans de nombreux domaines d’action, ARES permet de regrouper les différentes équipes avant leur départ en mission, mais aussi de dispenser une instruction initiale commune à tous les opérateurs. 

 

Sans pour autant se substituer aux centres de formation délégués intégrés dans les unités du COM FST, l’académie, véritable pôle de formation transverse, assure la cohésion nécessaire pour la réussite des opérations. Le centre ARES prend aussi en compte une partie de la formation des officiers. 

 

Le GAOS

Si les unités du COM FST sont constituées de nombreuses spécialités, le besoin spécifique de certaines opérations a imposé au commandement de créer un deuxième cercle de militaires capables d’apporter des connaissances ou un appui spécifique lors de leur déploiement. 

Ainsi, lors de missions spécifiques, le groupement d’appui aux opérations spéciales (GAOS) permet de greffer des militaires d’unités conventionnelles, mais spécialisés : NRBC (nucléaire, radiologique, biologique, chimique), transmission, artillerie, génie, renseignement humain ou groupe cynophile... Chacun des hommes et femmes spécialistes de leur domaine de compétence est formé à Pau pour permettre leur bonne intégration au sein des groupements de forces spéciales. 

 

 

Le recrutement et la formation des forces spéciales

Le commandement met l’accent sur une sélection et une formation pointue de ses éléments (notamment au travers de ses centres de formation délégués), ainsi que sur la mise en place de nombreux entraînements communs favorisant la connaissance réciproque équipages/commandos. 

 

Un recrutement sélectif

Le recrutement des forces spéciales terre se fait soit en interne soit en externe.

Le recrutement en interne est ouvert à toutes les catégories de militaires et se fait sur la base du volontariat. C'est par ce biais que sont recrutés les sous-officiers qui se destinent au métier de commando. Les militaires qui souhaitent rejoindre les FS doivent alors se rapprocher du bureau ressources humaines (BRH) de leur unité et constituer un dossier. Puis ils passent l'agrément FS. Et après un entretien avec l'unité qu'ils souhaitent rejoindre, ils intègrent la filière de formation. 

 

En externe, les personnes intéressées doivent se rapprocher d'un centre d’information et de recrutement des forces armées (CIRFA). En passant par un CIRFA, les volontaires peuvent alors effectuer une préparation militaire parachutiste forces spéciales (PMP-FS) de deux semaines afin de mieux appréhender le monde des FS. Les PMP-FS se déroulent quatre fois par an. 

S'il est nécessaire d'avoir un bon niveau sportif pour intégrer les FS, il est surtout important d'être doté d'un moral sans faille, de faire preuve d'autonomie et de posséder un très bon niveau intellectuel car, en opération, il faut être capable de retenir un maximum d'informations. 

Les volontaires passent ainsi des entretiens et des tests physiques pour obtenir l’aptitude à servir dans les forces spéciales. Le candidat peut alors passer par une PMP-FS (qui n'est pas obligatoire). Environ la moitié des engagés initiaux sont passés par une PMP-FS en 2015.

La voie la plus directe pour rejoindre les FS terre consiste à s'engager auprès du 13e RDP ou du 1er RPIMa en tant qu’engagé volontaire de l’armée de terre (EVAT), à condition de réussir les tests physiques et psychologiques et d'être déclaré médicalement apte.  

 

Une formation exigeante

Les heureux sélectionnés peuvent alors commencer leur formation. Elle débute par une phase de formation initiale et se poursuit par une formation spécialisée. 

La formation se fait de manière répartie, entre le régiment d'appartenance et le CES (Centre d'enseignement spécialisé). Et depuis 2016, la formation est dirigée par l'académie des forces spéciales (centre ARES). L'académie ne se substitue pas aux CES mais assure des formations et stages communs (commandement d'une Task Unit, stage cyberdéfense, stage NRBC…)

 

La formation initiale

La première phase est appelée Formation initiale forces spéciales Terre (FI-FST). Son programme est calqué sur celui des Centres de formation initiale des militaires du rang (CFIM) de l'armée de Terre. Elle dure trois mois et demi. 

 

Les formations spécialisées

Après avoir terminé la formation initiale, chaque opérateur doit suivre une formation spécialisée pour atteindre un très haut niveau d'expertise et devenir ainsi un spécialiste dans son domaine d’emploi.

 

Chaque unité de la COM FST a un savoir-faire unique. Chaque régiment dispense donc sa propre formation. Mandatés par la sous-direction formation de la Direction des ressources humaines de l'armée de terre (DRHAT), les unités de la COM FST sont désignées comme centres de formation délégués.

Par exemple, la formation des militaires du 13e RDP est particulièrement longue et exigeante, tant physiquement qu'intellectuellement. Pour être aptes à être déployés en missions extérieures, les équipiers suivent une formation de plus de 15 mois. Les recrues doivent être capables de tenir dans la durée et d'emmagasiner énormément d'informations. Sur une centaine de soldats recrutés chaque année, seule une trentaine rejoint le régiment. Le cursus et les missions du 13e RDP sont parfaitement résumés par sa devise, "Au-delà du possible". 

  

L'exercice Gorgones

Chaque année, le COM FST organise l'exercice "Gorgones" afin d'assurer l'interopérabilité de ses trois unités. Cela permet à ses opérateurs de s'entraîner et de se préparer à de nouveaux types d'engagements même si les FS ont un taux de projection très élevé. 

En plus des unités de la COM FST (les trois régiments, le GAOS et la CCT-FS), cet exercice peut réunir plusieurs éléments du commandement des opérations spéciales (commandos de l’air, commandos marine, escadrille 3/61 Poitou) ou des forces spéciales étrangères, comme cela a été le cas en 2020, dans la Creuse, avec un groupe de forces spéciales belges et des "bérets verts" américains. Cela permet donc aux équipes qui travailleront certainement ensemble sur une future opération de mieux se connaître.

 

Pendant trois semaines intenses, tous les opérateurs s'entraînent ainsi sur le même terrain. Les exercices sont très réalistes grâce au RETEX des opérations, et le déploiement d'un poste de commandement de groupement de forces spéciales (PC de GFS) au complet. 

Lors de la première semaine, les opérateurs se consacrent à l'entraînement technique. Les deux dernières sont consacrées à un thème tactique unique qui implique l'ensemble des troupes. 

Pour en savoir plus sur le COM FST retrouvez l'article complet dans notre dernier numéro 

 


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