Les pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie

Les pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie

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Créés dès 1975 pour faire face à l’augmentation de la délinquance, les pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie sont des unités spécialisées dont les membres sont opérationnels 24h/24. Déployés notamment dans les zones sensibles, ces pelotons sont aussi chargés de missions de police judiciaire, de renseignement ou de contre-terrorisme.

 

 

Histoire des PSIG

En 1975, des détachements d’intervention sont créés afin d’enrayer l’accroissement de la délinquance et de soulager les brigades départementales. Deux ans plus tard en 1977, ces unités prennent officiellement le nom de peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG). Elles sont alors composées de sous-officiers et de gendarmes auxiliaires. A partir de 1999, et la fin du service militaire, les effectifs des PSIG reposent sur des sous-officiers mais également des gendarmes adjoints volontaires (GAV) et des réservistes.

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En 2001, en partenariat avec EDF, des PSIG nucléaires, spécialisés sur les interventions dans ces sites, voient le jour. Ils seront progressivement remplacés entre 2009 et 2012 par les pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie (PSPG). Des PSIG spécialisés en transport aérien (PSIGTA) sont créés en 2004. Après les attentats ayant touchés la France en 2015, le ministère de l’Intérieur annonce la mise en place d’une série de mesures pour doter les forces de l’ordre d’une capacité à faire face aux attaques terroristes dans un délai court de 20 minutes. Dans ce cadre, le rôle des PSIG est renforcé, les PSIG Sabre sont créés, et ils se voient dotés d’armements supplémentaires.

De 37 pelotons en 1978, la gendarmerie compte progressivement 138 PSIG en 1988, 310 en 2000 et enfin 395 en 2023.

 

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Missions des PSIG

Les gendarmes des pelotons de surveillance et d’intervention patrouillent de jour comme de nuit, dans une zone géographique définie, mais élargie par rapport à une unité territoriale. Ils agissent dans les secteurs les plus sensibles ou ceux connaissant une recrudescence de délits.

La mission des PSIG est de lutter contre la délinquance de voie publique en renforçant les actions des brigades. Ils peuvent ainsi surveiller des zones sensibles (aussi dans une optique de prévention et de dissuasion), intervenir quand une situation demande des moyens supplémentaires (rixe, trouble à l’ordre public, opération de protection…), effectuer des missions de police judiciaire (interpellations domiciliaires, transfèrements…) ou encore réaliser des opérations de renseignement.

Plus spécifiquement, le PSIGTA (transport aérien) compte dans ses rangs des observateurs-contre-tireurs, qui assurent la sécurité de hautes personnalités lors de leur arrivée ou de leur départ d’une zone aéronautique.

Les PSIG Sabre quant à eux, sont des pelotons ayant obtenu une qualification et une formation leur permettant d’intervenir en cas d’acte terroriste. Créées en 2016, ces unités sont aujourd’hui au nombre de 150 dans la gendarmerie, réparties sur tout le territoire national, et peuvent être déployées très rapidement.

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Organisation des PSIG

La gendarmerie est aujourd’hui composée de 395 PSIG en métropole et outre-mer, dont six PSIGTA (au sein de la gendarmerie des transports aériens, sur les sites aéroportuaires de Roissy, Orly, Lyon, Marseille, Nice et Toulon) et 150 PSIG Sabre.

Chaque peloton comporte entre 12 et 40 gendarmes, et est commandé par un sous-officier au grade d’adjudant-chef ou de major, ou plus rarement par un officier au grade de lieutenant. Les pelotons sont constitués de diverses spécialités, tel qu’officier de police judiciaire, maître-chien, ou encore moniteur d’intervention professionnelle (MIP).

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En 2022, le plan de professionnalisation des PSIG prévoit la montée en puissance de ces unités, en augmentant leurs capacités opérationnelles et en renforçant leur présence sur le terrain. Pour atteindre ces objectifs, le ministère a prévu de transformer 3000 gendarmes adjoint volontaire (GAV) en sous-officiers, à raison de 1000 GAV par an, et de doter les PSIG de meilleurs matériels et de formations plus régulières.

 

 

Les équipements du PSIG

A l’image de leurs confrères de la gendarmerie mobile, les membres des pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie peuvent, selon leurs missions, être lourdement équipé et armé.

Leur armement de dotation se compose du fusil d’assaut HK G36, du pistolet Sig-Sauer SP 2022, du pistolet-mitrailleur HK UMP 9mm et du fusil à pompe Browning calibre 12. En outre, ils détiennent des armes non létales telles que le bâton de protection télescopique, un aérosol de défense individuel, un pistolet à impulsion électrique, un lanceur de balle de défense (LBD) et des grenades de désencerclement.

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Leur tenue est constituée de l’uniforme bleu marine classique, et ils peuvent s’équiper de divers éléments de protection : gilet pare-balles allégé (10kg au lieu de 25kg) renforcé d’un porte-plaques, casque lourd muni d’une visière balistique, ou encore bouclier tactique.

 

 

Comment intégrer un PSIG ?

Trois voies existent pour intégrer un peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie :

  • Sans diplôme : en devenant tout d’abord gendarme adjoint volontaire sur le terrain (GAV APJA) ; le recrutement a lieu tout au long de l’année.
  • Niveau bac : en réussissant le concours sous-officier (SOG), qui se tient une fois par an.
  • Bac +5 : ce niveau d’études permet d’accéder aux concours officiers (OG).

Retrouvez le détail de ces types de recrutement dans notre article consacré à la gendarmerie nationale.

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Par ailleurs, il est possible pour un gendarme d’évoluer au cours de sa carrière et ainsi de monter en grade et en responsabilité, par des concours internes (passer de GAV à sous-officier, ou de sous-officier à officier).

Une fois affecté dans un PSIG, le gendarme continue à se former grâce à l’instruction dispensé par les moniteurs d’intervention professionnelle, afin d’être toujours au niveau (tir, combat, technique et tactique d’intervention etc.)

 

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