Armée de l'Air

L'hélicoptère H225M Caracal

L'hélicoptère H225M Caracal defense-zone.com

Le H225M Caracal est un hélicoptère de transport moyen utilisé par l’armée de l’Air et de l’Espace et par l’armée de Terre. Sa polyvalence, ses performances, sa cabine blindée et ses technologies avancées en font une machine fiable et efficace, utilisée notamment par les forces spéciales pour leurs missions les plus critiques.

 

Histoire du Caracal

L’hélicoptère H225M Caracal est le dernier membre de la famille des Puma, un appareil conçu par Airbus Helicopters. Il a été développé à la fin des années 1990 afin de répondre aux besoins des militaires français de l’armée de l’Air en matière de recherche et de sauvetage au combat. Le premier vol du Caracal se tient en novembre 2000, et l’année suivante, suite aux attentats du 11 septembre, l’usage de cet hélicoptère s’élargit à l’ensemble des forces spéciales françaises. Sur une base de Cougar MK 2, l’appareil est conçu pour fonctionner dans des environnements hostiles, grâce à l’amélioration de sa motorisation, de ses technologies d’avionique ou d’optronique, sa cabine blindée ou encore sa capacité de transport accrue.

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Caractéristiques techniques du Caracal

Le H225M Caracal mesure 19,5 mètres de long et 16,2 mètres de large, pour une hauteur de 4,97 mètres.

Sa vitesse de croisière est de 285 km/h et il peut atteindre une vitesse de pointe de 325 km/h.

Le Caracal a un poids à vide de 5,33 tonnes et monte jusqu’à 11,2 tonnes lorsqu’il est chargé au maximum.

Il peut voler jusqu’à un plafond de 6095 mètres et a une autonomie de 4 heures, 10 heures s’il est ravitaillé en vol.

Son équipage se compose de deux pilotes et deux mécaniciens, et il peut transporter 28 militaires ou dix civières et leurs 4 soignants.

Le coût d'un hélicoptère de ce type est estimé à plus de 20 millions d'euros.

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Pour aller plus loin : les plus grands hélicoptères militaires et l'hélicoptère Chinook.

 

Équipement du Caracal

En tant qu’hélicoptère d’appui, le Caracal dispose d’une large gamme d’armement. Il peut être équipé de deux mitrailleuses FN MAG de 7,62mm sur chaque côté de l’appareil, capables de tirer 1000 coups par minute. Il peut également accueillir des mitrailleuses M3M et un canon SH-20 de 20mm du constructeur Nexter. De plus, le Caracal est équipé de deux paniers LAU-3/A dotés de 19 roquettes de 2,75 pouces, ainsi que de deux missiles antinavires Exocet AM-39.

Côté équipement optronique, sa tourelle FLIR aux capacités d’imagerie infrarouge, construite par Safran Electronics & Defense, lui permet de mener des missions nocturnes.

Enfin, il est pourvu de systèmes d’auto-protection composés de détecteurs d’alerte radar, d’arrivée de missile et d’alerte laser, d’un système lance-leurres et de blindages.

 

Unités possédant le Caracal et missions

L’armée de l’Air et de l’Espace compte aujourd’hui dix hélicoptères Caracal, stationnés sur la base aérienne 120 de Cazaux au sein de l’escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées » et sur la base aérienne 105 d’Évreux au sein du groupe aérien mixte (GAM) 56 « Vaucluse ». Complémentaire de l’avion de chasse Rafale, il y est employé au profit des forces spéciales Air et pour des missions périlleuses telles que la récupération de personnels (opération de secours, extraction…)

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L’armée de Terre quant à elle possède huit Caracal au sein du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS). Le H225M est là aussi utilisé pour des missions de recherche et sauvetage et par les forces spéciales, mais aussi pour les évacuations sanitaires.

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Aujourd’hui, quatre pays étrangers disposent d’hélicoptères Caracal et six autres en ont commandé :

  • Thaïlande (12 en service)
  • Brésil (12 en service sur les 50 commandés)
  • Arabie saoudite (11 en service)
  • Indonésie (6 en service et 8 commandés)
  • Émirats arabes unis (12 commandés)
  • Hongrie (16 commandés)
  • Kazakhstan (20 commandés)
  • Koweït (30 commandés)
  • Malaisie (12 commandés)
  • Mexique (18 commandés)
  • Singapour (16 commandés)

Les dernières commandes : Roumanie et Maroc

Depuis la rédaction de cet article, notre veille stratégique a relevé deux nouveaux clients. Début 2026, la Roumanie s’apprêtait à acquérir au moins douze H225M Caracal grâce au dispositif européen SAFE, qui facilite les achats groupés d’équipements de défense, pour remplacer en partie ses vieux Puma ; la commande auprès d’Airbus Helicopters a été signalée en mai 2026. Le Maroc, lui, a commandé dix Caracal pour renouveler la flotte vieillissante de Puma de ses Forces royales air, dédiée à la recherche et au sauvetage : cet achat a tiré une commande historique de 532,1 millions d’euros d’armement passée à la France, relevée dans notre veille de fin août 2026.

En France, la loi de programmation militaire 2024-2030, décryptée par Défense Zone en avril 2023, prévoyait pour l’armée de l’Air et de l’Espace au moins 32 hélicoptères de manœuvre fin 2030, contre 36 (Puma, Caracal et H225) fin 2023, et 36 appareils à l’horizon 2035.

 

Caracal, Cougar, Puma, Caïman : quelles différences ?

Le Caracal appartient à une famille d’hélicoptères de manœuvre souvent confondus. Voici comment les distinguer, d’après les fiches que Défense Zone leur a consacrées.

  • Le Puma (SA330) : né dans les années 1960, c’est l’ancêtre de la famille. Trop coûteux à entretenir et pas assez disponible, il quitte progressivement le service, remplacé par le Caïman et le Caracal. Dans l’armée de l’Air et de l’Espace, ce sont les Caracal qui prennent sa place.
  • Le Cougar (AS532) : bimoteur de manœuvre et d’assaut, il a effectué son premier vol en 1990. Sa version Mk II, la plus longue de la famille Puma/Cougar, peut transporter 29 combattants ou 12 civières, et jusqu’à 5 tonnes sous élingue. L’armée de Terre en possède 23 exemplaires.
  • Le Caracal (H225M) : dernière évolution de la lignée, il ajoute notamment une planche de bord à écrans multifonctions, une optronique FLIR fixée sous le nez et deux réservoirs supplémentaires de 352 litres installés sur les ailettes du train d’atterrissage principal.
  • Le Caïman (NH90) : conçu par un autre industriel, le consortium européen NHIndustries, ce biturbine multirôle de manœuvre et d’assaut est le premier hélicoptère de série doté de commandes de vol électriques. Il est entré en service en 2011.

Pour aller plus loin, consultez nos articles sur l’hélicoptère Cougar et ses versions, sur la fin de service du Puma et sur le NH90 Caïman.

Le Caracal au service des forces spéciales

Le Caracal est d’abord un hélicoptère des opérations spéciales. Dans l’armée de l’Air et de l’Espace, l’escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées », d’abord spécialisé dans les missions de récupération, a intégré le Commandement des opérations spéciales (COS) en septembre 2020. Intégralement équipé de Caracal, il peut voler dans des conditions très dégradées, de jour comme de nuit, et être ravitaillé en vol. Les pilotes de la brigade des forces spéciales Air, dont il fait partie, sont tous des spécialistes du vol tactique et réalisent une grande majorité de leurs vols de nuit sous jumelles de vision nocturne.

L’escadron est régulièrement binômé avec les machines du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS). À Pau, ce régiment de l’armée de Terre aligne deux escadrilles des opérations spéciales (EOS 1 et 3) équipées de Cougar et de Caracal, tandis que les Gazelle et les Tigre des EOS 2 et 6 apportent l’appui feu et le renseignement aux équipes au sol. À bord, les membres opérationnels de soute (MOS) assurent notamment la sécurité de l’appareil et de son équipage. Le fonctionnement de cet ensemble est détaillé dans notre dossier sur le Commandement des opérations spéciales.

Déploiement en OPEX

L'hélicoptère Caracal a été utilisé dans diverses missions telles que le transport de troupes, les évacuations sanitaires et les appuis lors de confrontations armées dans le cadre de l'opération Barkhane au Sahel. Il a également participé à l'opération Baliste d'évacuation de ressortissants au Liban en 2006, ainsi qu'à la mission de sauvetage de Buulo Mareer en Somalie pour libérer cet agent de la DGSE pris en otage par Al-Shabaab. De 2006 à 2014, l'hélicoptère a été en alerte permanente à Kaboul pendant la mission en Afghanistan.

 

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