Le 132e régiment d'infanterie cynotechnique (132e RIC) se distingue au sein de l'armée française par l'intégration complète du chien de combat dans ses missions. Basé à Suippes, dans la Marne, ce régiment unique allie infanterie et cynotechnie pour des opérations de détection d'explosifs et de neutralisation d'individus, offrant un appui spécialisé aux autres unités.
Texte : Jean-Marie Leclère (Collectif DR)
Le 132e RIC est implanté à la ferme impériale du Piémont, près du camp de Suippes. Il se distingue par sa double filiation : infanterie et service vétérinaire. Cette particularité historique confère au régiment une identité unique au sein de l'armée de Terre. Le chien de combat y est totalement intégré, chaque soldat travaillant en binôme avec son chien pour des missions variées, allant de la détection d'explosifs à la neutralisation d'individus.
Le régiment bénéficie d'un environnement propice à l'entraînement quotidien des binômes, avec 150 hectares de terrains boisés. Le chenil, l'un des plus grands d'Europe, accueille environ 500 chiens, principalement des bergers belges malinois, des tervuerens et des bergers allemands. Avec un effectif de plus de 600 hommes et femmes, dont 65 % sont maîtres-chiens, le 132e RIC gère une logistique complexe pour nourrir et équiper plus de 1 100 individus, humains et canins confondus.
À l'échelle mondiale, des régiments similaires existent au Royaume-Uni et en Israël, mais le 132e RIC reste le seul en France à intégrer aussi profondément le chien dans ses opérations de combat...