Vitrine de l'industrie mondiale de l'armement, le salon saoudien confirme la montée en puissance de Riyad comme hub stratégique de la défense. Entre démonstrations technologiques, contrats majeurs et ambitions industrielles locales, l'édition 2026 du World Defense Show a offert un panorama révélateur des tendances du marché des blindés et des coopérations internationales.
Une édition record
La troisième édition du World Defense Show s'est déroulée du 8 au 12 février dernier au Riyadh Exhibition Center, à 70 km de la capitale saoudienne. Cette édition, qui a bénéficié d'une surface accrue de 58 % par rapport aux années précédentes, a réuni plus de 1 400 exposants de 89 pays et accueilli 137 000 visiteurs, dont 513 délégations venant de 121 pays. Elle a été le théâtre de la signature de 60 accords et contrats pour une valeur de 7,4 milliards d'euros selon les organisateurs.
Blindés : la tendance 8x8 et la poussée sud-coréenne
Bien que les engins chenillés aient été présents en nombre, aucun char n'était exposé à l'exception d'un M1A2 Sep V3 présenté à l'extérieur aux côtés d'un Bradley, les deux engins appartenant à une unité américaine présente dans la région. Le Kaplan FRSV de FNSS voisinait avec le Tulpar d'Otokar surmonté d'une tourelle HitFist de Leonardo, tandis que le K9A2 occupait une bonne partie du pavillon sud-coréen, où Hanwha présentait la dernière évolution de l'AS-21 Redback. Côté engins à roues, la tendance était au 8x8, décliné avec des armements variés — de la tourelle HitFist sur l'Altug de BMC à la 3105 de John Cockerill Defense sur un LAV 700…
Lire la suite de cet article de Yann Boivin (Blablachar) dans Défense Zone #22.
Pour aller plus loin
Relisez nos analyses sur le char Leclerc XLR et le programme MGCS — et suivez nos actualités.


