Le porte-avions de nouvelle génération (PANG), baptisé « France libre » en mars 2026, remplacera le Charles de Gaulle à l'horizon 2038 : environ 78 000 tonnes (contre 42 000), 310 mètres de long, propulsion nucléaire et trois catapultes électromagnétiques américaines EMALS. Coût : au moins 12,2 milliards d'euros, hors infrastructures et hors avions. Le plus gros programme naval français depuis des décennies — et l'un des plus discutés.
Le calendrier réel
Lancement confirmé par Emmanuel Macron en décembre 2025, nom dévoilé en mars 2026, début de construction aux Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire dès 2026, pour une mise en service visée en 2038, quand le Charles de Gaulle atteindra sa limite de vie nucléaire — le détail est documenté dans la fiche de référence du programme. Douze ans de chantier sans marge : tout retard exposerait la France à une rupture temporaire de capacité aéronavale.
Un géant conçu pour le Rafale F5 et ses successeurs
Avec près du double du tonnage de son prédécesseur, le « France libre » est dimensionné pour les avions plus lourds de demain — Rafale F5 accompagné de drones de combat, après l'abandon du SCAF. Ses trois catapultes électromagnétiques EMALS et ses brins d'arrêt avancés AAG, fournis par General Dynamics pour environ 1,3 milliard de dollars, sont la technologie éprouvée sur les porte-avions américains de classe Ford — un choix pragmatique qui fait grincer les partisans de la souveraineté intégrale, la France restant dépendante des États-Unis pour le cœur de son outil de projection.
Les questions qui fâchent
Trois débats traversent le programme. Le coût d'abord : les estimations publiques oscillent entre 10 et 15 milliards d'euros — au moins 12,2 milliards selon les dernières évaluations — dans un budget déjà chargé (voir notre décryptage du budget 2026). Le format ensuite : un seul porte-avions signifie une permanence à la mer impossible — lors des arrêts techniques, la France n'a pas de groupe aéronaval. La vulnérabilité enfin : à l'heure des missiles hypersoniques et des drones navals, le débat sur la pertinence d'une plateforme aussi précieuse et concentrée est légitime — ses défenseurs répondent qu'aucun autre outil ne projette autant de puissance aérienne souveraine.
FAQ — Porte-avions « France libre »
Quand le PANG entrera-t-il en service ?
La mise en service est visée en 2038, pour prendre le relais du Charles de Gaulle.
Combien coûte le futur porte-avions ?
Au moins 12,2 milliards d'euros selon les estimations publiques, hors infrastructures portuaires et hors groupe aérien.
Pourquoi des catapultes américaines ?
Les catapultes électromagnétiques EMALS sont la seule technologie de ce type éprouvée en service ; les développer nationalement aurait coûté des années et des milliards supplémentaires.
La France aura-t-elle un deuxième porte-avions ?
Aucun second exemplaire n'est programmé ni financé à ce stade — le débat revient régulièrement au Parlement.


