L'Angola demeure l'un des territoires les plus contaminés au monde, malgré des années de déminage et des milliers d'engins neutralisés. Entre cartographies incomplètes, financements fragiles et terrains imprévisibles, le pays avance lentement vers son objectif « mine free », notamment grâce à une méthode peu conventionnelle : celle des rats détecteurs.
Un sol piégé par couches successives
En Angola, le déminage est une entreprise titanesque. Des millions de mètres carrés ont déjà été rendus à la sécurité, des milliers d'engins neutralisés et des centaines de démineurs mobilisés. Mais le pays demeure l'un des cas les plus complexes au monde. « L'Angola se présente comme un cas unique en ce qui concerne la problématique des mines. Durant cette guerre, plusieurs acteurs ont été impliqués. Cela constitue l'un des grands obstacles qui ralentissent et freinent le processus de déminage. Découvrir où les mines se trouvent est en Angola un grand défi », explique Francisco C. Gregorio, coordinateur des opérations pour l'ONG NPA.
Pendant la guerre civile, chaque camp — MPLA, UNITA, mais aussi les forces étrangères venues de Cuba ou d'Afrique du Sud — a posé ses mines selon des logiques différentes : défensives autour des villages, massives le long des routes, dispersées dans les champs. Résultat : un sol piégé par des couches successives de contamination, sans cartographie fiable. Chaque terrain est une énigme pour les démineurs, malgré le travail de répertoriation mené par l'Agence nationale de lutte contre les mines (ANAM).
Lire la suite de ce reportage de Cassandre Nativel dans Défense Zone #21.
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