Rencontre avec le sergent Léonard, MOS au 1er RHC

Rencontre avec le sergent Léonard, MOS au 1er RHC

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À 23 ans, le sergent Léonard est membre opérationnel d'équipage de soute (MOS). Un métier qu'il exerce depuis deux ans au sein du 1er régiment d'hélicoptères de combat (1er RHC). À l'occasion de l'exercice Baccarat 21, le sergent s'est confié sur son parcours et ses missions. 

MOS, Baccarat 2021, hélicoptère, 4e homme

 

L'engagement initial 

Lorsque le sergent Léonard s'est engagé dans l'armée de terre, ce n'était pas pour devenir membre opérationnel d'équipage de soute (MOS, anciennement MES pour "Membre d'Équipage de Soute"). À l'époque, il ne connaissait pas encore l'existence de cette spécialité. Elle lui a été présentée lorsqu'il a intégré l'école nationale des sous-officiers d'active. À l'issue de ses huit mois à Saint-Maixent, son très bon classement lui permet de choisir sa spécialité. "J'ai eu la chance et l'opportunité de pouvoir prendre MOS. Au fond de moi, j'avais cette envie de servir au sein de l'aéronautique, notamment des hélicoptères. J'ai toujours adoré ça", reconnaît-il. 

Hélicoptère, Caïman, NH 90, MOS

 

 

Quatre mois de formation et des stages

Le voilà parti pour quatre mois au Centre de formation délégué des membres opérationnels de soute (CFD MOS), situé à Pau. Il doit également effectuer plusieurs stages. Parmi eux, le RESCO, un stage de recherche et sauvetage au combat d'une semaine. "Ce stage simule une prise d'otage en zone hostile. Il est réservé à tous les personnels navigants car on est amené à potentiellement tomber en rade au Mali ou à être capturé", explique le sergent Léonard. 

MOS, CNEC, 4e homme, 4e BAC, préparation commando


Il suit aussi un stage nautique avec simulation d'un crash d'hélicoptère en mer au CESSAN (Centre d'entraînement à la survie et au sauvetage de l'aéronautique navale). "On apprend à sortir de la machine et à avoir les bons réflexes", note-t-il. Enfin, il effectue le monitorat commando, soit quatre semaines de stage commando à Mont-Louis et Collioure. 

 

 

Les missions d'un MOS

En 2019, le sergent Léonard est qualifié MOS et opérationnel au sein du 1er régiment d'hélicoptères de combat (1er RHC), qui fait partie de la 4e brigade d'aérocombat (4e BAC) et donc de l'aviation légère de l'armée de terre (ALAT). 


Depuis deux ans, son rôle principal en tant que MOS est d'assurer la sécurité de l'aéronef et de son équipage. Il assure ainsi les missions de chef de soute (ou 4e homme) et de gunner, comme il l'explique dans la vidéo ci-dessous :  


 

"Je suis aussi chargé de guider la machine lors des phases de posée difficiles, dans des zones étriquées, lorsque le pilote perd le visuel en face", ajoute-t-il. Mais, à 23 ans, il est encore trop jeune pour avoir les qualifications d'aérocordeur ou d'élingueur.

 

 

Une OPEX au Mali

Au sein du 1er RHC, le sergent Léonard s'est entraîné jusqu'à être déployé en opération. En avril 2021, le moment tant attendu arrive : le MOS est envoyé au Mali pendant trois mois. 

MOS, Caïman, NH 90, 4e homme


"L'entraînement qu'on a suivi nous permet d'être largement opérationnel et performant sur le terrain. Au Mali, c'est à chacun de savoir gérer son stress mais une fois qu'on prend la dynamique, ça se passe très bien", assure-t-il. En janvier 2022, le sergent Léonard s'envolera à nouveau pour le Mali.  

 

Pour en savoir plus sur le métier de 4e homme : 

 

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